Robe recherchée

Robe recherchée

Elles doivent être confortables. Ne me parlez pas de robes trop serrées qui me donnent l’air d’un boudin! Ici, sexy est le mot d’ordre! Ce n’est pas parce que j’ai un surpoids que je vais porter les robes de mes tantes ou de ma bonne vieille grand-mère décédée.

Elles doivent mettre mes courbes en valeur. Pas envie de ne pas être féminine du tout. Plutôt envie de l’être avant tout.

La preuve : je magasine la robe pour la saison automne-hiver comme un chien va courir après sa balle. J’en bave devant les vitrines et croyez-moi, peu de vitrines en offrent à ma taille!

Parce que la robe grande taille à un prix qui n’est pas démesuré, c’est plutôt rare. Si vous saviez tout ce que je vis quand je trouve grandeur à ma taille qui répond à mes conditions… à mes critères de beauté.

J’en ai déniché deux en une semaine seulement. Un méga tour de force accomplit par la super acheteuse que je suis! Deux belles petites robes de style rétro… noires et blanches, une à fleurs et l’autre à carreaux.

Mais là ne s’achève pas ma quête, je veux de la couleur! Une petite robe rouge pour les grands soirs, une petite rose pour les jours de pluie et une petite robe noir cocktail pour les 5 à 7.

Pourquoi soudainement j’aime la petite robe dans tout ce qu’elle est ?

Je l’aime parce que je l’ai tant détestée sous son air innocent, elle semblait me narguer et porter par ma gent, j’ai jalousé. Ce n’est pas mêlant, je rageais de colère lorsque je voyais la petite robe toute mignonne soit-elle habiller une femme plus petite que moi.

Mais honnêtement, ma gronde contre la robe n’a pas débuté là… c’est arrivé bien avant, avant que les kilos en trop me prennent le tour de taille et me fassent un ventre et des fesses rebondies!

C’est arrivé à l’heure de donner naissance à ma petite dernière. À l’époque, on m’a dit de ne pas m’en faire, que ce n’était que le résultat de mes hormones qui se foutaient de ma gueule et que tout rentrerait dans l’ordre… question de mois, vraiment.

Ça fait maintenant plus de vingt ans, même histoire : une jambe gauche très enflée comparativement à la droite et une cheville et un pied tout aussi enflé.

Aujourd’hui, on m’explique que c’est le retour veineux dans ma jambe qui ne va pas. Quoi faire? Pas grand-chose sinon porter un bas de soutien que j’ai mal à enfiler et qui semble vouloir me couper le sang là même où la cheville devient le pied.

Résultat : je me sens encore plus mal alors je vais de temps à autre me faire masser.

Je me suis caché la jambe longtemps. Trop longtemps. Plus que je ne peux en supporter. Je suis comme je suis et j’ai décidé cette année, il y a quelques mois de cela que si j’avais les yeux bleus et que j’aimais mes yeux bleus, j’aimerais aussi ma petite « papatte » enflée.

Le pire dans tout ça est que lorsque je porte des bottillons ou des bottes, rien n’y parait vraiment, mais moi je sais et c’est là qu’était toute la différence.

J’ai décidé de m’aimer inclusivement dans tout ce que je suis.

C’est une question d’attitude avant tout, mais c’est aussi une question de s’aimer comme on est! Habiller son corps comme on aime l’habiller fait état de nos couleurs aussi. Par exemple, peu de gens savent que j’ai un côté rock & roll, pourtant, quand j’en ai l’occasion, je « tripe » à fond sur le vieux rock ou le rock que j’ai connu.

Je suis une femme colorée et libre. Libre de penser, d’agir, de choisir, de préférer et d’aimer. Je suis une femme de tête qui sait prendre les meilleures décisions pour elle-même, n’en déplaise aux autres qui n’aiment pas ce qu’ils voient.

Alors ils me verront en robe. Parce que « That’s the way I like it! »

Et vous? Vous arrive-t-il d’hésiter à faire les choses que vous aimez parce que vous avez honte de ce que les autres pourraient penser? J’aimerais bien lire vos commentaires à ce sujet…

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