Recette, processus de création?

Recette, processus de création
Je souffre de ce que j’appelle affectueusement la « boulimie » culinaire. Chaque heure, chaque minute, chaque seconde de ma vie est ponctuée de pensées créatives gastronomiques.  J’en mange!

Pour ma part, le processus de développement d’une recette se met en marche avec une manifestation gustative dans la bouche.

Des pensées ou des mémoires s’illuminent alors et, ceci, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit.

Ces savoureux souvenirs se manifestent souvent entre le rêve et la réalité.

Comme je proviens d’une famille épicurienne, ce sont souvent les odeurs de la cuisine familiale ou de la cuisine de ma grand-mère qui réveillent mes papilles. Par la suite, je sens le processus de salivation s’activer.

Des chiffres et des aliments

Comme je suis végétalienne et aussi cartésienne, je vois alors dans ma tête des chiffres et des aliments se mettre en place comme les morceaux d’un casse-tête.

Un peu étonnant mais c’est précisément le début de l’ébauche. Les chiffres font ainsi place aux proportions et les aliments aux substitutions.

Je parle également très souvent de couleurs dans mes cours. L’œuvre d’art prend alors forme dans ma tête.

L’inspiration résulte souvent de ce que j’ai déjà mangé ou de ce que j’ai feuilleté dans ma pléthore de livres de recettes ou, même, de ce que j’ai aperçu sur internet.

Curieusement, mes livres de cuisine ne me servent presque jamais ou sont simplement là pour me détendre et pour en admirer les magnifiques photos. J’adore toucher les livres, les posséder.

Je sais, ça paraît curieux mais j’me dis qu’il y a sûrement un trouble psychologique associé à ceci, enfin!

Somme toute, avec l’amalgame de ces étapes, la recette finale commence à prendre forme. Pour mes proches, elle devient, du moins j’espère, une agréable séance de dégustation.

C’est dans ma cuisine laboratoire que je réalise mes tentatives, souvent juste une, puisque j’ai la capacité d’imaginer le résultat sans goûter, à l’exception près de quelques ajustements.

J’avoue être excitée par ce travail extraordinaire de création. Les recettes sont pour moi des œuvres au même titre que les peintures, les livres ou tout ce qui jaillit d’un artiste.

Une recette inspirée

Afin de vous introduire ma recette du mois de novembre, je me suis inspirée d’une malheureuse expérience dont j’ai été victime dernièrement.

Je parle ici d’un fondement pour lequel nous n’avons aucun recours sauf la dénonciation, le plagiat ou plus joliment dit, l’emprunt à long terme.

Tout ce travail, cette passion, ce temps consacré à ce nouvel ouvrage pour être réduit, diminué, abaissé, copié, modifié par des personnes mal intentionnées ou simplement innocentes… Quelle injustice!

Une mention favorable

Tristement, les recettes ne possèdent aucun droit d’auteur et peuvent être à peine modifiées pour les faire siennes.

Vous comprenez maintenant la frustration que nous avons en tant que créateur. Entendez-moi bien, je n’ai aucun problème à ce que mes recettes soient partagées.

Une recette n’a pas de vie si vous ne la cuisinez pas ou même ne la partagez pas par la suite. Vous apprenez ainsi à cuisiner et à développer vos goûts pour pouvoir, sans pour autant en faire votre métier, développer une certaine aisance dans la cuisine.

Malencontreusement, là où ma raison prend la fuite, c’est lorsqu’on se sert de nos œuvres pour se faire du capital.

Bon dieu! Il n’y a rien de mal à faire une mention honorable aux gens qui vous ont inspiré, ça démontre seulement votre respect pour leur travail.

À la façon « Jeannette »

Ceci dit, pour le mois de novembre, j’ai décidé de « végétaliser » une recette d’une femme extraordinaire. Une femme qui a su se tenir debout toute sa vie et qui m’inspire à faire de même jusqu’à ma mort!

La magnifique Janette Bertrand et son gâteau aux bananes.

Cliquez ici pour la recette!

Ensemble, vitaminons nos vies! Laissez vos commentaires/questions dans la boite ci-dessous!

 

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