Quand la Wonder Woman en a JUSTE assez !

Quand la Wonder Woman en a JUSTE assez !

Cet article participe à un carnaval d’articles ayant pour thème « Que représente le mot juste dans votre réalité? » Je vous invite à suivre ce carnaval et à aller découvrir les différents articles qui y sont proposés!

Le mois de mars 2017 a été un des mois les plus difficiles que j’ai vécu depuis belle lurette. Et il a résulté par une vraie écoeurantite aïgue ! Toute une rechute… juste en pleine face et les dents dans le gravier !

Je me sentais déjà dépassée depuis quelques semaines avec toutes les tâches à faire sur ma liste et je ne voyais plus la lumière au bout du tunnel.

Est-ce que je savais que ma liste de tâches était humainement irréaliste ? Bien sûr ! Malgré le fait que je dise NON à certaines demandes, j’en avais JUSTE trop.

Je nourrissais l’illusion et je m’entêtais à vouloir y parvenir. Je restais debout jusqu’aux petites heures du matin. Je suis retombée dans le piège de me sentir pas assez… autant dans ma vie professionnelle que personnelle.

Le point culminant pour moi est arrivée lors d’une retraite de 3 jours avec les membres de mon équipe les 24, 25 et 26 mars dernier.

Plus les heures avançaient durant ce week-end, et plus, je me sentais mal. Je me demandais sincèrement « pourquoi? ».

Je ressentais une boule qui grossissait à l’intérieur de moi. Elle m’envahissait jusqu’à l’étouffement. Mais qu’est-ce qui m’arrivait ?

Pendant que j’essayais de me concentrer à rédiger des textes pour mon nouveau site internet, je me faisais interrompre pour me faire demander mon avis.

Puis, à chaque tâche qu’un des membres de mon équipe réalisait, je recevais un : « j’ai terminé cela Céline, il te reste JUSTE à vérifier ».  Les tâches à vérifier s’accumulaient et je n’étais encore qu’au premier paragraphe de mon texte !

Je me sentais sur le point d’imploser. Je savais que ça n’allait plus. J’avais envie de pleurer. Je me sentais inadéquate en tant qu’entrepreneur, en tant que partenaire de vie, en tant que mère, en tant qu’être humain.

J’étais incapable de mettre le doigt sur le bobo à ce moment-là, j’essayais de rester « normale » et de me ramener. Cela ne fonctionnait pas.

Je me sentais coupable de ne pas pouvoir tout faire. De ne pas me sentir zen, souriante et super performante. Pourtant, habituellement je n’ai aucun problème à montrer ma vulnérabilité.

Généralement, je peux, à tout le moins, être authentique avec mon entourage et simplement leur avouer qu’il se passe quelque chose en moi que je ne peux nommer dans l’instant.

J’étais coincée. Plus rien n’entrait et rien ne voulait sortir. J’étais dans une désagréable position. Cela faisait des lunes que je ne m’étais pas sentie aussi mal.

J’ai alors ressenti le besoin de clairer (façon de parler!) tout le monde et de me retrouver seule pour me reconnecter et voir ce qui se passait réellement.

Le constat : j’en avais juste assez de me faire dire qu’il ne me restait juste ceci et cela à vérifier. J’en avais juste marre du mot : JUSTE !

Pendant ma méditation, BAM ! Noooooon. C’est à ce moment que j’ai pris conscience que j’avais cessé mon rituel depuis quelques temps. J’avais aussi bafoué ma valeur #1 : la LIBERTÉ.  J’étais en pleine rechute…

Le Syndrome de Wonder Woman

J’adorais Wonder Woman quand j’étais enfant. Elle avait le look le plus cool, elle était intelligente, forte et belle. Surtout, n’essayez pas de me convaincre que ce ne serait pas génial de changer de vêtements simplement en tournant sur soi-même!

Elle s’occupait de coincer les vilains et le moment suivant, elle entrait dans une réception brillant de milles feux. Vous ne l’avez jamais vu douter d’elle-même ou épuisée.

Bref, elle était la femme parfaite… une totale et irréaliste version de la femme. Et si nous disions « bye-bye » au syndrome de la Wonderwoman qui semble nuire à la plupart d’entre nous qui faisons partie du vrai monde !

Vous savez de quoi je parle, n’est-ce pas ?

Bon… qu’est-ce qu’on fait ?

Alors revenons à mes moutons 🙂  Nous étions reçus chez des amis le vendredi soir suivant chez mon amie Marthe.

Dans la soirée, elle me dit : « Est-ce que je peux te dire quelque chose ? Ça fait des années que je ne t’ai pas vu cernée comme ça ? Tu as l’air épuisée ? Tu devrais partir en voyage ? »

Et moi de m’entendre lui répondre : « Pardon ? Quoi ? Hein ? Mais je ne peux pas, ce n’est pas le temps, et j’ai mes clients, et bla bla bla »

Sur la route du retour, le bla bla bla a laissé place à mon intuition qui me disait de tout arrêter et de partir. Juste à cette idée, je ressentais déjà une brise de légèreté m’envahir. Ma décision était prise.

Le lendemain midi, les billets de voyage étaient achetés et je me suis surprise à danser dans ma cuisine. Le fait d’arrêter la roue, de me choisir, m’a mise dans un état d’euphorie. C’était tellement bon !

Nous sommes partis la semaine suivante. J’ai fait le choix conscient de ne pas apporter d’ordinateur et de cellulaire, rien de technologique. Mission : repos et reconnexion.  Nous avons vécu un fabuleux voyage !

5 options pour s’en sortir

Pas besoin de partir en voyage si vous êtes en pleine rechute présentement, voici 5 options que vous pouvez choisir de suivre dès maintenant pour vous en sortir :

  1. Décider de vous aimer plus que l’idée que quelqu’un d’autre vous aime
  2. Réalignez-vous à vos valeurs sacrées
  3. Bienveillance svp, relâchez donc la corde de la perfectionniste qui vous étouffe
  4. Remettez le « non » à l’honneur
  5. Jeter un nouveau coup d’oeil à vos limites, célébrez votre humanité !

Rappelez-vous de garder le focus sur la progression et non la perfection ! Il arrive qu’on fasse un détour mais il est toujours temps de revenir sur la bonne voie.

Je suis reconnaissante pour ce bas-fond qui m’a JUSTEment amené à remettre le compteur à zéro.  J’ai pris de grandes décisions à mon retour afin d’alléger ma liste de tâches.

Je suis consciente que je dois JUSTE être à mon écoute, prendre soin de moi, rester vigilante et alignée sur mes valeurs sacrées.

Je suis curieuse de savoir si vous êtes présentement en plein syndrome de Wonder Woman ou si vous êtes en rémission ?

J’adore vous lire, alors, laissez-moi un commentaire dans la boîte ci-dessous.

Print Friendly, PDF & Email

6 réflexions sur “Quand la Wonder Woman en a JUSTE assez !”

  1. Bonjour Céline, Moi voyez vous j’ai de la compassion pour les femmes qui s’en mettent trop sur les bras. Dans quel but?Au début de la vingtaine, j’en ai aujourd’hui 48, J’étais destiné à une belle carrière de chanteuse de Jazz et de blues. J’ai fais le festival de Jazz de Montréal, passé à beau et chaud , l’ancêtre de Bel et Bum et pleins d’autres festival etc. Puis je suis tombé enceinte me produit en spectacle jusqu’à 22 semaines de grossesse pour ensuite me reposer jusqu’à la naissance et bang à la naissance mon enfant est décèdé. Puis retombe enceinte et BANG ! la même situation se reproduit! J’ai quand même réussis à avoir trois belles filles, une de 20 ans et deux de 17 (mes deux bébé mort, la vie me les rendait). Sauf que j’ai du prendre un temps de réflexion et j’ai décidé de rester à la maison avec mes enfants que j’avais tant désiré. Aujourd’hui je n’ai aucun regret du choix que j’ai pris. Et ne pensé pas que mon conjoint gagnait des millions, cela fait seulement 10 ans que j’ai une maison en plus avec un locataire en haut. Nous n’allions jamais au restaurant, mes enfants n’ont jamais voyagés. Sauf qu’ils ont eu bien d’autres choses ! Aujourd’hui je ne travaille toujours pas mais j’ai pleins de passions. Je fais de la course à pied 5 jours semaines, je médite à tous les jours , je fabrique tout mes produit ménager ainsi que mes crème pour le corps, je peint, j’ai un très grand terrain remplie de fleurs, d’arbustes fruitiers et un potager que j’ai tout fait moi-même je fais mes germinaisons . et nouvellement je m’intéresse à l’ornithologie. Mais j’aimerais beaucoup voir mes amies qui elles travaillent, travaillent, travaillent et non rarement le temps de prendre du temps pour elles et qui aimeraient bien en prendre mais ne sont pas capable d’en laisser aller. Pourquoi, pour faire un voyage à chaque année de deux à trois semaines. Est-ce que ça vaut vraiment la peine pour le reste de l’année où elles rush? Ou pour avoir une belle maison archi moderne, ou pour aller au resto, ou avoir de beaux vêtements . Est-ce que cela vaut vraiment la peine? Est-ce que cela vaut la fatigue , le surmenage et l’impression de ne jamais avoir de temps? Et croyez moi, ici je ne veux surtout pas juger quiconque loin de là! Je me questionne tout simplement. Parce que voyez vous mes amies me manques . J’aimerais par une belle journée ensoleillé de semaine aller marcher avec elles ou prendre un bon café chez moi parmi mes belles fleurs et mes oiseaux. Nous avons toujours le choix de nous choisir et ne me dites pas le contraire j’en suis la preuve. Par contre je sais qu’il y a certaines personnes qui n’ont pas le choix (monoparentale avec un ex qui ne pait rien etc) mais les autres! Quand je rencontre de nouvelles personnes et qu’elles me demande ce que je fais dans la vie, je leurs réponds  » Rien, je profite de la vie! » Pourquoi s’en mettre tant sur les épaules, pourquoi s’oublier? Je suis en paix et heureuse. J’en souhaite autant à toutes les femmes et je vous souhaite de profiter de la vie. Elle est si simple et belle! Que la paix et l’amour soit avec vous toutes. xxx

    1. Chère Marie-Josée,

      Je vous remercie pour votre commentaire qui m’a sincèrement touchée. Je célèbre votre courage et votre résilience face aux épreuves que la vie a mises sur votre route.

      Quant à moi, le syndrome de la Wonder Woman est complexe. Il peut être rattaché à un besoin de reconnaissance, une incapacité à définir ses limites, une difficulté d’affirmation, un déséquilibre dans le «faire» comparé à l’♫être», une peur de demander de l’aide, le sentiment de se sentir redevable, et tellement plus.

      Vous avez raison, nous avons toujours le choix de se choisir. Mais l’intention de mon article était de démontrer qu’il arrive qu’on peut s’oublier, qu’on peut retomber dans un « pattern » qu’on croyait réglé ou qu’on se désaligne de nos valeurs 🙂 Dans ces cas-là, on peut s’arrêter et revenir dans notre voie avec amour et bienveillance. Comme on dit : tomber est humain, se relever est divin !

      Merci d’être dans notre communauté de vitaminés !

      Une paisible et heureuse Céline xx

  2. Un beau témoignage, on sent ta sincérité! Contente que le voyage t’ait fait du bien et en espérant que s’il y a une prochaine fois, tu pourras réagir plus tôt 🙂 On doit apprendre de nos « erreurs », disons de nos expériences négatives… Pas facile! Je suis à 100% d’accord avec ce que tu dis 🙂

    1. Chère Valérie,

      Merci pour ton commentaire et tes bons mots 🙂 Je voulais démontrer par cet article que même lorsqu’on pense qu’on a réglé un « pattern », il peut se reproduire même après plusieurs années comme dans mon cas ! Oui, en effet, lorsqu’on retire la leçon de nos erreurs, cela devient un apprentissage. Quant à moi, il n’y a pas d’expériences négatives, elles peuvent être désagréables mais pas négatives puisqu’on a toujours quelque chose à en retirer pour continuer de grandir. Merci de faire partie de la communauté de vitaminés qui contribuent à un monde plus heureux !

  3. Merci Céline, ton texte me fait beaucoup de bien présentement. Je cherche présentement un moyen de me sortir de se  »wonder women » pattern. Mais on dirait que la vie m’apporte toujours des petites jobs au début qui deviennent des grosses jobs avec le temps. J’ai mon entreprise et en même temps j’aide ma mère dans la sienne. J’aimerais me consacré seulement a la mienne (ma passion) mais ma mère est malade et a besoin de moi. Je ne suis donc pas capable de m’en libérer. Je sais que c’est ma santé qui en écope présentement, mais mon cœur de petite fille n’est pas capable d’abandonné sa mère. Et pourtant j’ai 40 ans. Je me dis a tous les jours, que je dois penser a moi, mais c’est vraiment pas évident. Les journées que je ne suis pas là, je me sens coupable de ne pas l’aider.

    1. Merci pour ton commentaire Geneviève. Je suis très heureuse si mon texte t’a fait du bien. La vie nous apporte toujours des expériences pour notre propre croissance. Selon ce que tu m’écris, il semble que tu perçoives la situation en blanc ou noir. Un premier indice afin de briser le pattern du Wonder Woman serait de commencer par bien définir tes limites. De cette façon, il te sera possible de créer un équilibre et de ne pas ressentir que tu «abandonnes» ta mère. La raison pour laquelle on doit penser à soi est pour se reconnaître mais aussi dans le but de recharger son énergie afin d’amener la meilleure version de soi dans toutes les autres sphères de notre vie. Lorsqu’on est dans le syndrome de la Wonder Woman, on s’épuise et c’est ce qu’on amène dans nos relations. Je t’encourage fortement à définir tes limites et à commencer à les mettre en pratique. Ça te sera inconfortable au début mais courage et persévérance, tu seras étonnée des résultats. Tiens-moi au courant! 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour haut de page