Quand la saboteuse apparaît

Quand la saboteuse apparaît...

Je ne sais pas pour vous mais moi, j’adore apprendre.

Je carbure à essayer de nouvelles choses, à acquérir de nouvelles habiletés, à m’émerveiller face à la créativité des comportements humains, et à observer les merveilleux cadeaux que la vie m’offre afin de nourrir ma curiosité et de contribuer du mieux possible à un monde plus heureux.

Cependant, ça n’a pas toujours été le cas.  J’ai été des années, emprisonnée dans un carcan, habitée d’une saboteuse intérieure qui était incroyablement forte et qui faisait de son mieux pour ajouter peur, confusion, doute et culpabilité en moi.

Mis à part ma vie professionnelle qui a toujours été plus que réussie, je l’ai laissé, pendant des années, se répandre comme de la mauvaise herbe dans toutes les autres sphères de ma vie.

Ce jardin m'appartient

Et puis un jour, j’ai réalisé que j’étais propriétaire de ce jardin et que son état était ma responsabilité. Je me suis relevé les manches et j’ai commencé à désherber mon corps, mon cœur et mon esprit.

Ça ne s’est pas fait du jour au lendemain, j’en conviens mais à travers ce voyage, je suis allée à ma découverte, j’ai appris à m’aimer et je vis une superbe liberté d’être.

Aujourd’hui, je vais bien, je vais même très bien.

Comme une Ninja

Ça faisait un bon bout de temps que je n’avais pas vu la saboteuse se manifester dans ma vie. Et pour dire vrai, je ne l’ai ni même vue arriver ni même réalisé qu’elle était là.  Elle est arrivée, silencieuse comme une Ninja, et je me suis rendue compte de sa présence seulement une heure après son passage.

Pour les personnes qui l’ignorent, je vis présentement l’aventure d’avoir signé mon premier contrat d’édition pour mon livre qui devrait sortir à la mi-mars.

Jeudi dernier, j’avais un appel organisé avec Marthe de la maison d’édition pour avoir son feed-back sur mon manuscrit. Je me suis surprise à avoir des papillons au ventre et à ressentir une très grande nervosité en voyant l’identifiant sur mon téléphone.

Dès les premières secondes de notre conversation, j’ai aimé son énergie et une connexion authentique s’est immédiatement installée entre nous.

Et bingo... la voilà !

Marthe débute en me disant qu’elle s’est levée tôt ce matin-là, qu’elle a fait son café et qu’elle a entrepris la lecture de mon manuscrit. Elle m’avoue qu’il est excellent et l’avoir dévoré en 2 heures et demie.

Sans même y penser, spontanément, je me suis entendue lui dire : « J’ai une petite question pour toi Marthe. Quel est ton background ? Qu’est-ce qui fait que tu as autorité à dire si un manuscrit est bon ou non ? »

Et elle de me répondre tout en confiance et en douceur : « Ça fait plusieurs années que je suis dans le monde de l’édition et je suis également auteur ».

Surprise, je lui réponds : « Ah oui, tu as écrit un livre ? »

Et elle m’assomme d’un « Oui, mais je n’en ai pas écrit un mais onze ». Et elle renchérit en me disant : « sais-tu combien je reçois de manuscrit par année ? J’en lis une tonne et laisse-moi te dire que le tien est du bonbon ».

Un triple salto arrière

Avec le recul, je me rends bien compte que j’ai eu de la difficulté à accueillir ses commentaires relatifs à la qualité de mon manuscrit.

Par mes questions, à l’air anodin, j’ai essayé inconsciemment de minimiser ou de discréditer ses propos pour que ce soit plus facile pour moi de les avaler.

Pour être tout à fait honnête, je n’en revenais juste pas. Et puis pendant un moment, j’ai eu l’impression d’être revenue 15 ans en arrière. J’ai ressenti des feelings avec des messages du genre « c’est trop beau pour être vrai » et « elle a dit ça pour me faire plaisir ».

Allo l’illusion du « Ah… j’ai réglé ça, moi !  Ben oui… t’es drôle Céline »

Mais c’est plus pareil comme avant

La différence… en premier, le temps ! J’aurais pu baigner dans cette énergie passée pendant des jours et même des semaines. Ça n’a duré qu’une heure avant que je réalise tout ceci.

Ensuite, mon niveau d’estime personnelle et l’amour que je me porte. Peut-être que ça va être un peu «woo woo» pour certains, mais j’ai pris une pause et je me suis regardée avec un sourire plein d’amour et de compassion.

Je célèbre mon courage dans cette nouvelle opportunité qui est déjà remplie de découvertes et de transformation ainsi que mon authenticité et ma vulnérabilité dans ce manuscrit.

Une autre chose importante, j’ai remercié ma saboteuse. De un parce que lorsqu’elle se manifeste, c’est dans le but de me protéger et parce que ça veut aussi souvent dire que c’est quelque chose qui est important pour moi.

De deux, elle me permet de porter mon focus sur une partie de moi que j’ai à améliorer, dans ce cas‑ci mon insécurité et mon manque de confiance en tant qu’auteur (oui, j’ose et je peux maintenant employer ce terme) ou bien de découvrir complètement une toute nouvelle force insoupçonnée en moi.

Et vous, est-ce que votre saboteuse vous joue des tours ? Quelle est le genre de relation que vous avez avec elle ?

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