La mort à l’ère des médias sociaux

La mort à l’ère des médias sociaux

La mort peut être brutale. Qu’elle soit lente ou subite, elle nous laisse tous un peu en état de choc. Et la manière dont nous l’apprenons ou que nous la vivons nous permet de l’expérimenter de manière saine, ou non.

On peut penser que lorsqu’elle est annoncée sur les médias sociaux, elle est plus violente, mais Karine Leclerc, qui est spécialisée en deuil et fin de vie en plus d’être chroniqueuse pour notre magazine, croit que non.

« La mort nous impose un choc. Qu’elle nous soit apprise sur les médias sociaux ou autrement, c’est dur.  Il n’y a pas de bonne façon d’annoncer la mort.  Elle saisit par ce qu’elle est.  On ne peut pas vraiment épargner le fait d’en être choqué. »

Un petit tour d’horizon de Facebook et cie

Les médias sociaux font partie de notre réalité tellement ils sont présents dans nos vies.  Nous sommes à l’ère des nouveaux modes de communication et de socialisation.

Bien sûr, quand on y pense sérieusement, il y a des points positifs et d’autres plus négatifs à leur présence dans notre quotidien.

On peut préserver des liens ou en développer en utilisant les médias sociaux. Nous nous attachons à certains partages, même s’ils ne démontrent pas la personnalité entière d’une personne, mais bien ce qu’elle décide de laisser voir d’elle-même.

Il y a des utilisateurs qui apprécient beaucoup le support qu’ils y trouvent. Certains souffrent d’isolement et, même si tout cela est virtuel et vide par moments, cela peut faire du bien.

Notamment, lors de l’avènement de drames, les médias sociaux peuvent rallier les pensées et on se sent moins seul par le fait-même.

Et la mort dans tout cela?

« C’est violent, la mort.  C’est un immense contraste avec la vie.  Il y a des gens qui ressentent le besoin de tout partager… dont la mort aussi. Il y en a qui partagent très rapidement.

Certaines personnes, et c’est sans jugement de ma part, sont en choc et un peu déconnectées lors de la mort d’un de leurs proches. Il y a des publications qui s’écrivent rapidement… »

Une chose est certaine. La mort nous heurte et les médias sociaux permettent de partager et d’écrire ce que nous ressentons. Ils permettent aussi de rendre hommage à nos chers disparus.

« Si écrire est notre mode de communication, cela peut être bon. Il y a plusieurs façons de rendre hommage. Elles sont bonnes dans la mesure où ceux et celles qui le font en retirent des bienfaits. Notre deuil est unique et cela, même si on le partage publiquement. »

Nos vies sont étalées sur les médias sociaux. Qu’Il s’agisse des débuts, des fins et même des milieux.

« La bonne intention fait toujours son chemin.  Elle est la nouvelle prière! »

Karine nous rappelle aussi que les deuils font partie de notre perception et non de la réalité.  C’est la perception du vide qu’ils nous laissent qui fait si mal.

Il était évident que nous nous servirions des médias sociaux pour annoncer ce genre de nouvelle également.

La responsabilité revient véritablement à ceux qui lisent. Nous sommes responsables de ce que nous décidons de lire, dans une certaine mesure.

Il est certain que les médias sociaux ne reculeront pas devant la mort. À nous de savoir nous déconnecter lorsqu’on trouve que sa présence peut nous blesser.

Mais rappelons-nous que sa présence est partout aussi?

Ensemble, vitaminons nos vies! Laissez vos commentaires/questions dans la boite ci-dessous!

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