J'ai longtemps cru que...

J'ai longtemps cru que...

Photo 27 mai 2015

Comme vous le savez maintenant, je me suis donné pour mandat de vous écrire à mon sujet, de ma vie et mes expériences, en me disant que vous ferez sûrement des liens avec ce que vous avez déjà vécu ou ce que vous vivez actuellement.

Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous une fausse croyance que j’ai alimentée très longtemps. Il s’agit de la fausse croyance qu’on ne m’aimait pas. Oui. J’avais cette idée saugrenue que personne ne m’aimait. Les uns pour une raison, les autres pour une autre. Bref, ma fausse croyance était vraiment que je n’avais aucune valeur, donc, aucune qualité, ce qui faisait de moi un être qui n’était pas aimable.

C’est lors d’une discussion avec Céline que j’ai eu la réflexion suivante : que de chemin parcouru entre avant et maintenant! Que de pas réalisés vers l’amour de soi! Parce que c’est en apprenant à m’aimer que j’ai accepté qu’on m’aime en retour. Et plus je m’aime, je vous le jure, plus les gens m’aiment et c’est un cercle infini d’amour qui aligne mon cœur, ma tête et mon corps depuis un moment.

Laissez-moi vous expliquer (coeurs sensibles s’abstenir)

Je suis née un beau jour de l’année 1969, le 21 mai pour être plus précise. J’étais un beau bébé et déjà une semaine après ma naissance, on m’habillait d’un ensemble de baptême fait de dentelle et de satin qui, lorsqu’on me déposait sur un lit d’adulte, formait un immense cœur. La vie me destinait à parler de cœur, avec le cœur tout en étant dans le cœur!

Mais avant que je ne puisse parler ainsi du cœur et de la luminosité que nous portons tous, j’ai vécu de petits et grands drames. Petits pour certains, très grands pour moi… J’avais tout de l’enfant enjouée, malgré les querelles entre mes parents, l’alcoolisme de mon père et l’insécurité de ma mère. Je vivais dans un monde de rêves en le rêvant moi-même. Je faisais tout pour fuir la réalité, ma réalité.

Mais elle me rattrapa bien rapidement la première fois où on posa un geste indécent sur mon corps de petite fille. Et s’ensuivirent bien des années où, comme je l’avais appris moi-même, lorsqu’on violait ma chair d’enfant, je m’évadais dans ce monde que j’avais créé de toutes pièces.

De la petite enfance à l’adolescence, j’étais si mêlée lorsqu’il concernait l’amour et la sexualité qu’on m’imposait que cela a fait de moi plus tard, une jeune femme encore bien plus mêlée. Je ne comprenais pas qu’on ne veuille pas me toucher lorsque c’était le cas et quand on me touchait, on me répugnait.

Un coeur amoureux !

J’ai tout de même rencontré un homme et, ensemble, nous avons eu la chance de voir naître trois enfants. À dire vrai, avec le recul, je dois m’en confesser ici, j’étais beaucoup plus amoureuse du lien qui m’unissait à mes enfants qu’à celui qui m’unissait à mon époux. Néanmoins, notre union dura près de 12 ans et je ne regrette rien, si ce n’est la fin, la rupture que nous n’avons pas faite facile ni lui ni moi.

J’ai bien tenté d’ouvrir mon cœur depuis. J’ai aimé un homme seulement. Mais il me brisa le cœur de sa perversité narcissique et je me suis juré qu’on ne m’y prendrait plus. L’an dernier, on m’y prit encore! N’avais-je rien appris durant toutes ses années?

Encore une fois, j’étais devenue la victime. Celle qui fait pitié parce qu’elle est malmenée par l’amour, par un homme, par la vie elle-même ou l’univers. Mais cette fois-ci, contrairement à toutes les autres fois, j’ai décidé de rebondir et de reprendre le pouvoir que je cédais à l’autre… aux autres.

Vous voyez, moi, je me suis toujours sentie comme un tapis « WELCOME » qu’on pouvait piétiner à sa guise sans que je dise mot. Non seulement j’ai été une réelle victime dans ma vie, mais j’ai permis aux autres à maintes reprises de me traiter comme telle en leur permettant à eux, d’être des gens qui me malmenaient et contre qui je pouvais me plaindre par la suite pour « souffrir » encore davantage d’une victimite aiguë.

Les trucs pour s'aimer

Au début, je vous ai fait mention de certaines fausses croyances que j’avais alimentées durant ma vie, dont celle de ne pas être aimable. Eh bien, figurez-vous qu’à force d’alimenter une croyance du genre, on devient effectivement moins aimable. À y croire, on dicte à notre cerveau nos comportements, je crois, notre façon de penser et aussi notre façon d’interagir dans nos relations interpersonnelles.

Quoi de mieux que de s’aimer? Et le pire est que ce n’est pas si difficile! Il existe plusieurs trucs pour y arriver, vous savez. J’aime bien le truc des 21 jours où pendant 21 jours consécutifs, trois fois par jour on se répète des mantras d’amour envers soi que nous aurons composé nous-mêmes.

Je pense aussi au truc du succès où on répertorie tous les petits succès que nous avons connus dans notre vie, toutes les sorties de zone de confort que nous avons effectuées, toutes les fois où nous avons été fières de nous comme lorsque nous avons enfourché notre bicyclette pour la première fois, lorsque nous avons patiné pour la première fois, lorsque nous étions première de classe, lorsque nous avons décroché notre premier emploi, etc.

Mais mon préféré est celui des mots « Je t’aime » que nous nous répétons en nous regardant dans un miroir chaque fois que nous y pensons. La folie n’existe pas, heureusement (rire)! Moi je discute souvent avec mon reflet dans mon miroir.

- Salut, bon matin… tu as bien dormi ?
- Tu vas bien, dis ?
- Tu es importante pour moi?
- Je t’aime.
- Je le savais (rire)!
- Etc.

La seule limite est votre imagination et l’imagination n’a pas de limite. L’avantage est que tous ces trucs peuvent se marier les uns aux autres!

N’alimentez plus la croyance que les gens ne vous aiment pas. Alimentez plutôt la réalité que vous avez la même valeur que tout le monde et que vous êtes aimables, belles, intelligentes et vitaminées! À vous répéter que vous vous aimez, c’est les autres qui feront écho à vos nouvelles croyances.

Parce que, selon moi, être vitaminée, en santé et sexy, ça passe également par le cœur, la tête et le corps... je crois qu’il est temps que nous, les femmes, n’aimions pas que les autres, n’admirions pas que les autres, mais que nous soyons conscientes du potentiel d’amour que nous avons pour nous-mêmes!

Êtes-vous consciente du potentiel d'amour que vous avez pour vous ?

4 réflexions sur “J'ai longtemps cru que...”

    1. Nathalie, je te reconnais bien là avec tes bons mots à mon égard. Sache que si tu remarques de l'authenticité et de la beauté chez moi, c'est qu'il y en a tout autant chez toi... et je t'aime aussi! Josée xx

  1. Bonjour, merci pour ce partage, ce témoignage qui me bouleverse parce que je m'y retrouve... Pas dans tout, mais dans les fausses croyances, dans le mariage avec un homme qu'on aime, qu'on entoure, mais qui nous détruit et qui finalement s'avère être un pervers narcissique à tendance paranoïde. 20 ans de mariage... Une vie chaotique avant, après...
    Mais il faut rebondir. Et après une dépression de plusieurs années, je me sens revivre ; je trouve que j'ai de la valeur et je commence (enfin !) à m'apprécier.
    Peut-être qu'un valeureux guerrier touchera mon cœur et que je pourrais de nouveau aimer, être aimée, et me sentir en sécurité...

    1. Chère Lou, merci à vous pour ce commentaire. Votre courage de m'écrire fait état de la force intérieure qui est vôtre. Oui vous arriverez à rebondir! Vous le dites vous-même: vous vous sentez revivre. La valeur qui est vôtre est la même que tout humain sur cette terre et vous avez bien raison de vous apprécier. Je vous invite à vous sentir en sécurité avec vous-même sans guerrier et sûrement qu'un être tout aussi "humain" que vous se présentera alors. Josée x

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