Il n'y a qu'un seul choix dans la vie!

Pendant une très grande période de ma vie, je voyais la vie en noir et blanc. Résultat : je me limitais et je me sentais seule au monde, étouffée et triste presque continuellement.

Facile de se perdre

Plus jeune, je croyais qu'il y avait de bonnes et de mauvaises personnes, et je me croyais mauvaise puisque je ne ressentais que ce grand vide intérieur. Il fallait sûrement être une bonne personne pour être heureuse, non ?

Dans ma famille, ma mère aimait bien raconter la même histoire en boucle. Elle disait que j'avais des idées de grandeur, qu'elle m'appelait Cléopâtre et que je la harcelais en lui posant toujours la même question. « Es-tu certaine de ne pas m'avoir adoptée ? »

Je riais avec eux de cette histoire, mais mon estomac se nouait chaque fois, et la tristesse que je ressentais était d'autant plus grande.

Adolescente, je n'avais plus d'appétit et j'ai commencé par sauter quelques repas jusqu'à ne plus manger ou bien me faire vomir. Puis, au secondaire, j'ai découvert les laxatifs. À 16 ans, j'ai dû être hospitalisée pendant plusieurs mois.

À cette époque, mon voeu le plus cher était de disparaître et c'est exactement ce que j'étais en train de faire, bien inconsciemment. C'était un secret rempli de honte et j'en ai eu plusieurs autres secrets dans ma vie à travers chacune de mes dépendances.

Je ne savais pas que c'était dans le but réel et inconscient de me protéger, mais je suis devenue une experte pour cacher et engourdir mes sentiments.

Et lorsque je suis devenue adulte, je croyais qu'il y avait de bons et de mauvais choix, ce qui me mettait dans un état constant d'anxiété de peur de faire le « mauvais » choix.

Quand on voit la vie en monochrome, toujours avec un gagnant ou un perdant, il est facile de se perdre dans ses pensées, dans l'analyse, dans l'élaboration de stratégies et dans le fait de s'étourdir à mettre toute son énergie pour ne pas se sentir « looser ».

Des bases fragiles

J'ai basé mon bonheur sur les nombres. Combien je pesais ? Combien de calories je mangeais ? Combien d'argent je faisais ? Combien d'hommes je pouvais séduire ? Combien de cartes de crédit je pouvais avoir ? Quelle limite sur chacune d'elles ?

J'attirais des hommes qui reflétaient mes pensées sur mon corps. Toujours habitée par un sentiment de ne jamais être assez mince, assez intelligente, assez sensuelle ou assez jolie.

Bien sûr, c'était dans ma tête, mais ceci contrôlait tous mes choix. Pour être vraiment authentique, ça contrôlait ma vie entière.

Alors, j'ai eu une carrière des plus réussies dans le domaine légal, un gros salaire, une belle maison, une voiture de luxe, un partenaire, deux enfants. Qu'est-ce que j'avais à me plaindre ? Je vivais la vie rêvée et qui aurait dû me rendre heureuse.

Mais j'étais là, une femme dans la mi-trentaine qui, au plus profond de son être, se méprisait elle-même.

Comme je vous le disais, j'étais convaincue que si je faisais un « mauvais » choix, je resterais vide et malheureuse. Sans compter que je me sentais honteuse et stupide de ne même pas savoir comment faire la différence entre un « bon » et un « mauvais » choix pour moi.

Et si on regardait ça différemment...

En regardant ma vie de plus près, vous pourriez dire que j'ai fait une tonne de « mauvais » choix.

Oui, j'ai fait beaucoup de choix impulsifs, largement basés sur la peur et l'illusion. Oui, j'ai agi contre mon intuition. Mais j'ai réalisé que malgré tout ça, j'ai appris et grandi à travers ces expériences.

Et puis, c'était la première fois que j'élargissais ma vision de voir non seulement des nuances de gris, mais je voyais tout un arc-en-ciel éclatant de couleurs vibrantes.

Mes démons étaient une bénédiction et non une malédiction. Ils m'ont amené à faire un bilan de vie, à revoir ma responsabilité dans mes relations, à faire la paix avec mon passé, à me décontaminer et à transformer mes comportements destructeurs.

Et d'agir contre mes instincts était une bonne chose et non une mauvaise, puisque cela m'a permis de découvrir et d'écouter mon intuition réelle (celle de l'amour et non de la peur) même si cela voulait dire de prendre le risque de décevoir l'autre.

Grâce à ces expériences, j'ai entrepris une toute nouvelle relation avec moi-même.

Ma conclusion

Donc, en ce qui me concerne, les « mauvais » choix n'existent pas puisqu'ils nous enseignent généralement des choses que nous avons besoin de savoir pour faire de « bons » choix pour soi.

Mais j'ai aussi réalisé que les « bons » choix n'existent pas non plus... HEIN, voyons donc Céline ?

Pour moi, la vie est une route remplie de possibilités, chaque apprentissage nous permet de guérir des parties brisées de soi et nous offre l'occasion de trouver des parties magnifiques qui étaient, jusque-là, ignorées ou même insoupçonnées. Nos choix nous amènent à leurs découvertes.

Aujourd'hui, je suis convaincue qu'il n'y a qu'un seul choix dans la vie : celui de vivre! Vivre une expérience! Dans ce qui nous semble un bon ou un mauvais choix, il y a une expérience de vie et de croissance personnelle.

Même dans le refus de choisir, de vivre ou de grandir, ou dans le choix de l'autodestruction, cela aura un impact, et par conséquent, on vivra nécessairement une expérience de vie!

Je ne sais pas si cela a du sens pour vous, mais pour moi, c'est totalement sensé!

Sur cette route de ma vie, désormais en technicolor, avec une destination inconnue, je regarde avec étonnement ce monde aux possibilités infinies en sachant que le seul choix que j'ai à faire dans ma vie est de consentir à vivre l'expérience de vie qui suivra mon choix (ou le refus de choisir).

Je suis sortie du noir et blanc...je suis colorée, vivante, libre et heureuse!

C'est à vous maintenant que le choix revient!

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