Être « hors cadre » et être heureux : pourquoi autant de croyances ?

Être « hors cadre » et être heureux : pourquoi autant de croyances ?
Le nombre de fois où moi ou mes associés avons reçu des messages comme « Je suis malheureux mais c'est normal, je suis hypersensible (ou asperger, ou HPI », ou « j'ai toujours été à part », je suis atypique...) c'est juste incroyable. Et pourtant, les deux « états » sont complètement séparables.

J'ai l'avantage d'avoir, à la base, une culture autre que française, et en plus, d'avoir visité et étudié d'autres cultures aussi.

Et avec ce regard un peu « extérieur », je constate (attention, pavé dans la mare) qu'il y a énormément de personnes qui n'ont pas moins de capacités que moi à la base, et qui ne sont pas autonomes pour vivre leur vie.

Plus spécifiquement, je parle de personnes avec le syndrome d'Asperger, et d'autres « neuro-atypiques ». Celles qui deviennent, ici, dépendants de tellement de structures et de personnes, qu'elles n'ont finalement jamais la chance et la joie de découvrir ce qu'elles auraient pu faire d'elles mêmes.

Et elles pourraient en faire, des choses...! Un atypique est très doué.

Une tendance incroyable

Si je devais élargir un peu la problématique que je perçois (et attention, tout ceci n'est que ma perception donc), je constate que globalement, tellement de personnes incroyables vivent avec une croyance limitante que de toute façon, la vie c'est quelque chose de beaucoup trop difficile à saisir, dans tous les sens du terme.

Les hypersensibles croient qu'être mal et de devoir se protéger, c'est normal. Les asperger croient qu'avoir de longues périodes de mal-être total c'est normal. Les surdoués pensent qu'être mis à l'écart au travail et finir par en souffrir, c'est normal.

Bien sûr, il existe des gens pour qui ce n'est pas le cas, et heureusement!!! Mais la tendance globale est là quand même, dans tout ce que je peux entendre, lire et percevoir.

Dur à entendre

J'ai moi-même été dans ces croyances pendant longtemps, donc zéro critique et zéro jugement. Et je sais, d'expérience aussi, que parfois, si on nous dit « mais en fait, c'est juste une croyance... tu pourrais être vachement plus heureux si tu le décidais... »

Eh bien on a énormément de mal à l'entendre !

Parce qu'on pense que ça voudrait dire que c'est notre faute, parce qu'on a envie de pouvoir dire que c'est de la faute de quelqu'un d'autre, parce qu'on ne sait pas trop par où commencer, parce que tout simplement c'est difficile de changer une croyance profondément ancrée.

Et pourtant tellement vrai

Alors qu'en réalité, il ne s'agit absolument pas de la faute, de qui que ce soit. On parle de responsabilité. Je suis responsable de ce que je fais de ma vie, responsable de ma vie. Et c'est grâce à ça que je peux changer plein de choses.

Cela dit, pour une personne atypique qui a toute sa vie souffert d'exclusion et d'incompréhension, cela n'est pas évident. En plus, elle qui a, à la fois, bénéficié de pas mal de choses qui l'ont prise en charge et lui ont permis de déléguer la responsabilité, c'est difficile.

Et pourtant, encore une fois, ces personnes ont autant, voire plus, d'intelligence et de capacités que beaucoup de personnes heureuses et autonomes, que n'importe qui, ou que moi.

Pourquoi ?

Bien évidemment, il y a énormément d'éléments, et je ne prétends ni les avoir tous, ni avoir la science infuse sur tout ça. Surtout pas, vraiment pas.

J'espère juste pouvoir contribuer à un petit niveau. Et ce que je vois, c'est que l'esprit dans lequel on nous a élevé compte. Pas nécessairement que les parents. L'entourage, le quartier, le pays... Tout.

En Ukraine, on n'a pas du tout le même système (c'est plutôt marche ou crève, si vous voyez ce que je veux dire), et ceux qui bénéficient d'une prise en charge sont très peu nombreux.

Atypique ou pas, on n'a même pas la conscience qu'on puisse être aidé sur autant de choses qu'ici, donc on avance. Ça ne veut pas forcément dire qu'on est armé pour tous les obstacles de la vie ! Ça veut juste dire, à mon sens, qu'on prend en charge notre autonomie d'être et d'avancer.

Du bon et du mauvais

Bien sûr, il y a des inconvénients à ça. Mais l'avantage est que de rester sur place en terme d'état d'être et de compter sur quelqu'un pour me faire avancer, ce n'était même pas sur mon écran radar.

Et on vit en conséquence. Aujourd'hui, ça m'a donné la conscience du fait que si on aimerait être plus heureux, et bien c'est possible. Qu'une vie meilleure, c'est totalement accessible. Qui qu'on soit. Que si quelque chose me fait souffrir, je ne suis PAS obligée de vivre avec... Donc je cherche comment m'en sortir.

C'est comme si on était un poisson qui nage dans une eau sale, mais sait très bien qu'une eau claire et limpide existe, et nage sans relâche pour la trouver. Et ça, c'est accessible et possible pour absolument tous. Tous les atypiques y compris. Sans exception. Vraiment. Promis.

Évidemment, on aura besoin d'aide à plein de moments de notre vie. Mais notre vie, notre bien-être, n'est pas obligé d'en dépendre. Et cette nuance est importante.

L'Atypique heureux

Et donc pour boucler la boucle... Un hypersensible n'est pas obligé d'être submergé tout le temps. Un asperger n'est pas obligé de souffrir de ses traits autistiques. Un surdoué n'est pas obligé d'être exclu au travail et de finir en burn-out. Un atypique n'est pas obligé d'être malheureux.

J'ai eu la chance de croiser sur mon chemin une multitude de personnes et de méthodes qui m'ont montré que les traits de l'atypique (asperger, hypersensibilité, TDAH, etc...) sont une chose. Et en souffrir en est une autre.

Le premier n'est pas un choix. Le second, bien qu'il nous est inculqué et enseigné dès le plus jeune âge.  Mais à partir du moment dans la vie où l'on en prend conscience, il DEVIENT un choix.

Et on peut tous choisir d'être plus heureux qu'on ne l'est maintenant!

Ensemble, vitaminons nos vies ! Laissez vos commentaires/questions dans la boite ci-dessous !

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