Et si ta vision du monde se résumait à « en fait, tout va bien » ?

Et si ta vision du monde se résumait à «en fait, tout va bien» ?

Ceux qui ont pensé "elle est bien gentille de suggérer de penser qu'en fait, tout va bien, ça ne marche pas"... accrochez vous et lisez un peu plus loin.

Pour moi, le plus dur depuis toujours est la peur de ne pas être aimée. Depuis l'adolescence, c'est la peur de ne pas être aimée par un homme.

La peur d'être abandonnée, trahie, de passer derrière tout le reste, ou encore la peur d'être complètement négligée, comme un jouet avec lequel on a assez joué.

Dans les situations où cette peur était piquée à vif et réveillée, les états de désespoir dans lesquels je me retrouvais étaient si noirs, si profonds, si intenses !

Et les pensées les plus sombres et fatales se promenaient dans mon esprit comme si elles étaient tout ce qui restait sur terre.

J’étais complètement habituée à aborder le monde avec la conviction que quoi que je fasse, où que j’aille, je dérangerais forcément, parce que rien en moi ne mérite l’attention, et encore moins la considération ou le respect.

C’était bien sûr inconscient au départ. Mais ces mots, ces phrases, ces peurs, finissaient toujours par revenir dans mon esprit.

Alors, vous imaginez bien que, dans un moment comme ça, tout ce que j'attendais avec toutes les cellules de mon corps était que l'être cher me montre un peu d'amour. Mais ça ne venait pas.

Mais allez vous faire voir...

Bien sûr, en entendant la phrase "ne t'en fais pas, tout va bien, et puis la seule personne qui puisse te donner ce que tu veux c'est toi"... j'avais envie de hurler encore plus fort, et de disparaître.

Parce que je ne l'entendais pas. Je ne la comprenais pas. Et je continuais à être malheureuse, et à me dire que cette philosophie de "la réponse est en vous" n'était pas applicable à moi, que c'était tout simplement impossible.

Donc, ceux qui ont pensé "elle est bien gentille de suggérer cette façon de penser" en lisant le titre... accrochez vous un peu et lisez encore.

La paix dans l’oeil du cyclone ?

Mais dans mon malheur j’ai eu de la chance.

Au fond du gouffre, là où on ne voit plus aucune lumière, l’esprit se réveille parfois… ça a été le cas pour moi. Plein de fois.

De gouffre en gouffre dans les recoins de mon esprit, la lumière habituelle, un peu pâle et artificielle, s’éteignait.

Le noir se faisait, mais maintenant j’ai appris à l’aimer. Car il finit par s’éclairer de l’intérieur.

Et qu’est ce qui se passe alors ?

Le contact de la nature est une des seules choses capables de me faire oublier tout le reste du monde pour un petit moment.

Alors un jour où la lumière semblait justement encore une fois s’être éteinte, je suis partie me promener en forêt.

A un moment donné, ( et je vous promets que c’est vrai !!! ) il y a eu comme un poids qui est parti de ma cage thoracique, me laissant prendre une grande respiration.

Tout s’est éclairci, et une phrase est arrivée dans mon esprit. "Découvrir qu’il y a un monde au-delà de mon conditionnement, c’est un enchantement."

Cette phrase a donné naissance à une réflexion complètement nouvelle, complètement fraîche et qui fait tellement de bien, même à un esprit complètement torturé…

J’aimerais partager ces quelques questionnements avec vous.

Et si...

Et si, avant un événement important, vous ne passiez pas votre temps à essayer de prévoir tous les scénarios catastrophe, pour essayer de les éviter… Que feriez-vous de ce temps ?

Et si, dans votre relation amoureuse, vous ne passiez pas votre temps à vous inquiéter du courant « appellera ? appellera pas ? », et si vous vous disiez à vous même que la personne appellera, et qu’en attendant, vous pouvez juste utiliser votre temps de la meilleure façon pour vous… Comment vous utiliseriez ce temps ?

Et si, au travail, vous étiez certain de faire de votre mieux, et certain que votre mieux est vraiment assez bien pour votre poste… Comment regarderiez-vous votre supérieur ?

Et si, vous saviez que vous êtes physiquement juste parfait, et que les gens qui vous regardent - vous regardent parce qu’ils voient votre réelle beauté… Comment les regarderiez-vous à votre tour ?

Et si, les seules pensées en recevant un courrier ou un coup de fil, quels qu’ils soient, étaient celles de la curiosité… Comment répondriez-vous ?

Et si, vous étiez certain que la personne qui vous bouscule, vous insulte, vous met des bâtons dans les roues, vous ignore ou se moque de vous, le fait parce qu’ELLE va mal, et non pas parce que VOUS êtes nul… Comment lui réponderiez-vous ?

Et si, au lieu de ruminer tout ce qui va mal, tout ce qui n’est pas réglé, tout ce qui risque d’arriver, vous pensiez plutôt à comment matérialiser vos idées, vos rêves ? Si au lieu de ressentir du stress et de la peur, vous ressentiez de la satisfaction ou, encore mieux, de la joie… Comment feriez-vous les choses ? Quel niveau d’énergie auriez-vous dans votre corps, dans votre tête ?

N'abandonnez pas ici...

Repensez à une situation où une de ces propositions pourrait potentiellement s’appliquer. Ressentez ce que vous avez ressenti à ce moment là. Une insulte, une peur, un coup de stress, un doute insupportable.

Et demandez-vous, sincèrement et profondément, si à ce moment là précis vous auriez pu ressentir plus de légèreté, plus d’optimisme, plus de sérénité… Comment ça aurait changé la suite ?

Quand le degré de “l’acceptable” change

En fait, la vérité est qu’on commence à s’ouvrir à ces réflexions quand nos états habituels pas-très-positifs, ne nous paraissent plus “normaux”.

Quand stresser par anticipation n’est plus naturel. Quand se retrouver dans des situations de mal-être n’est plus normal.

Avant ce seuil, la plupart du temps on ne s’autorise même pas à penser que “mieux” puisse être possible. Alors, on est complètement fermé aux “et si” présentés ci-dessus.

En revanche, quand on en a marre, quand on commence enfin à penser qu'on mérite mieux. Quand on commence à se mettre dans une colère saine (donc pas “contre” quelqu’un) dans des situations où on s'obligeait à être plus petit que ce que l’on est…

Une autre “normalité” devient possible.

Je suis grand

On a grandi. Le pot est trop petit, nos racines et nos branches prennent “trop” de place. On passe probablement par une période de colère, où on hurle intérieurement “PLUS JAMAIS CA !!!”, on se rebelle, on dit stop.

Et puis après on s’apaise, et on s’accorde tout simplement le droit de grandir. De vivre comme on a envie, comme on le sent, comme c’est le mieux pour nous.

On ne se torture plus à vouloir faire plaisir à tout le monde, à avoir peur de mal faire. On ne se torture plus à s’adapter à l’autre par peur de le perdre, à s’oublier, à se négliger.

Capable de plus

Au lieu de consacrer notre énergie à se battre contre un monde qu’on pense être contre nous… On utilise cette énergie tout simplement pour éclairer notre chemin. Et il finir par en éclairer beaucoup d’autres.

Toute la structure interne change. On aborde le monde avec la conviction que tout va bien. Que si telle personne, tel événement, telle situation doivent croiser notre chemin, ils le croiseront.

Et on s’apportera mutuellement ce qu’on doit s’apporter, quoi qu’il arrive.

C’est un monde tellement différent qui s’offre à nous. Non pas parce qu’il a changé, mais parce qu’on lui porte un regard complètement nouveau.

On se sent bien partout, parce que partout où on va… on se retrouve, on se découvre, on grandit, et on a la sensation d’y retrouver le monde entier.

Ceux qui l’ont vécu en comprennent la puissance. Et ceux qui ne l’ont pas encore vécu, je vous le souhaite de tout mon cœur !

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