Cette gratitude qui guérit

Cette gratitude qui guérit
Je n’ai pas toujours été une personne dans la gratitude. Croyez-moi, dans les faits, je n’en avais rien à faire de la gratitude. Remercier? « Quoi? », me disais-je constamment.

J’avais eu une enfance poche, une adolescence dans l’inconfort de mon identité. Je ne savais pas qui j’étais, je ne savais pas ce que j’aimais et surtout où j’allais. Mon début de vie d’adulte portait les mêmes couleurs. J’étais malheureuse comme une taupe, à vrai dire.

Mais c’est ma relation vide de sens avec ma mère qui avait laissé des blessures émotionnelles profondes. Celles-ci ne me permettait aucunement de voir ce qui était beau dans la vie, dans ma vie.

J’étais sans cesse obsédée à comprendre, à vouloir comprendre à tout prix. Mais pourquoi je n’arrivais pas à avoir une relation avec cette femme que j’aimais tant et qui me repoussait sans cesse. Ça me déchirait le cœur!

Une grande leçon

Mais puisque la vie a toujours une leçon à donner sur le chemin de celui ou celle qui veut apprendre, eh bien, un jour, assise au restaurant avec une merveilleuse femme pour qui j’avais une admiration sans borne et qui avait déjà plusieurs kilomètres de vie de faits, le sujet de conversation qui nous alimentait portait sur cette douleur qui me lacérait le corps.

Puis, cette dame se permit de me dire: « Marie-Josée, moi aussi, j’ai eu une relation tordue avec ma mère et, un jour, un sage que je côtoyais m’a demandé si je voulais vraiment en finir avec cette souffrance. Bien sûr, je lui ai dit oui. Il se mit alors à m’expliquer qu’une des plus belles techniques qui lui avait permis de se sortir des sentiers battus avait été celle de développer de la gratitude envers ce qui le faisait le plus souffrir! ».

Je ne comprenais pas trop à l’époque ce qu’elle essayait de me dire, mais je la laissais toutefois continuer.

Elle poursuivit en me disant: « Au lieu de maudire ta mère et d’énumérer ce qui ne va pas chez elle, selon ta perception, si tu te mettais juste à avoir de la gratitude envers elle pour la vie qu’elle t’a donnée? Qu’en penses-tu? ».

Je restai bouche bée! Intérieurement, j’étais complètement en désaccord, j’étais fâchée.

Donc, nous avons changé de sujet et nous avons terminé notre rencontre dans les rires. Je repris donc ensuite le chemin de la maison.

Contrariée par ce que je venais d’entendre, je me disais que c’était plutôt à ma mère de me remercier. Remercier d’avoir une fille si gentille en dépit de toutes les méchancetés que j’avais endurées d’elle.

Ceci déclencha mon dialogue intérieur. Nul besoin de vous dire que, quand celui-ci s’enclenchait à l’époque, il prenait toute la place et cela pouvait durer des jours, des semaines pour ne pas dire des mois.

La mise en pratique

Un soir avant de m’endormir, en pleurant tout bas d’orgueil, j’acceptai de parler à ma mère en prière. Je me disais que ça ne me coûtait rien d’essayer ce que mon amie m’avait si gentiment suggéré.

En discours intérieur, je lui dis : « maman, je veux te remercier pour la vie que tu m’as donnée. Cette vie si précieuse, semble-t-il. Merci du fond du cœur, je t’aime! ». Croyez-moi, c’était comme si j’avais une torche qui brûlait en-dedans de moi, car je me sentais humiliée et habitée par le sentiment de plier l'échine!

Au matin, en me réveillant, je fis encore cette prière et le soir venant, aussi. Je poursuivis cet exercice de jour en jour jusqu’à ce qu’un certain soir en, redisant cette prière, je pris conscience que cela ne me faisait plus mal.

C’était même tout le contraire, je me sentais d’une telle légèreté, c’est comme si je m’étais enlevé un poids de 100 livres sur les épaules.

Je compris et pris conscience, pour la toute première fois, de ce qu’était le vrai sens de la gratitude et de ce que cette vertu pouvait amener dans ma vie!

Depuis ce jour, au réveil, je bénis ma journée et tout ce qui m’entoure en m’incluant car je sais que cette journée déborde déjà d'abondance et qu’elle sera remplie de bénédiction.

Je sais maintenant que bénir signifie reconnaître, re-connaître que tout est là et que le bien infini fait partie intégrante de l'univers.

Je sais que bénir et avoir de la gratitude envers de simples petites choses comme sourire à quelqu’un qui me sourit, est maintenant le gage d’une guérison qui se passe autant pour moi que pour l’autre.

La gratitude est un antidote à notre guérison intérieure car elle témoigne et nous encourage à focusser sur ce que nous avons, au lieu de regarder ce qui semble nous manquer!

Ensemble, vitaminons nos vies! Laissez vos commentaires/questions dans la boite ci-dessous!

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