Bien des femmes ont ce problème de confiance !

Bien des femmes ont ce problème de confiance !
Je ne sais pas vraiment comment aborder ce sujet. Il s’agit d’un problème bien féminin... la confiance!

Être femme, c’est toute une affaire en soi! Comme bien des femmes je me suis comparée, dépréciée, dévalorisée. Je me suis fait si mal dans ma vie que je n’ai même pas eu besoin d’ennemis pour le faire. J'avais peu confiance en moi.

Mais voilà des ennemies j’en ai eu et ce qui est triste dans tout cela est que c’était des femmes comme moi, Tout aussi mal dans leur peau que moi.

Je pense notamment à ma jeune vingtaine où je préférais grandement me retrouver avec le gang de gars que le gang de filles. Les « bitcheries » qui se disaient-là étaient tellement dures qu’elles avaient véritablement un effet dissuasif sur moi.

Autre temps, autre mœurs : la trentaine.

Ce fût mes pires années de femme. Les enfants, le dodo, métro, boulot. Sans compter la fameuse compétition malsaine qu’on retrouve dans les bureaux… et ailleurs m’ont donné du fil à retordre et bien des maux de tête!

De la nouvelle recrue qui se faisait accuser dès le départ de coucher pour avoir obtenu le job, au fameux « Non, mais t’as vu ses cheveux? Ses vêtements? » Il fallait avoir le dos large dans ces moment-là!

C’est pourtant dans ma trentaine que j’ai eu une leçon de dignité et pas par n’importe qui. Une jeune femme était à l’embauche de la boîte où je travaillais et tout le monde la regardait de travers. Elle dégageait tant de confiance!

Elle était gentille, sans être soumise à qui que ce soit. Même le président ne se risquait pas à tenter de la démolir lui qui aimait « rapetisser » les autres pour se « grandir ».

Elle faisait son job habilement et aurait pu donner des leçons de savoir-faire à n’importe qui. Mais voilà tout un apprentissage en savoir-être et en confiance qu’elle me servit.

Le noir et encore le noir

Toujours de noir vêtue, elle venait au travail habillée à la mode gothique. Je me souviens avoir été surprise la première fois que je l’ai vu. J'avoue avoir pensé à tort qu’elle était sortie la veille et s’était réveiller en retard.

Mais non! La ligne noire sous ses yeux et son rouge sur ses lèvres prouvaient de toute son application en se maquillant. Ses cheveux en broussailles avaient été savamment coiffés ainsi.

« Fuck the system! », que je m’étais dit en moi-même.

He bien oui, fuck the system! Elle était la fille la plus agréable qui soit. Beaucoup plus que toutes les autres qui la dévisageaient chaque fois qu’elle passait à la réception avec une multitude de dossiers sur les bras plutôt que de l’aider à les transporter.

Toutes ces autres, moi je me vantais ne pas en faire partie. Cependant, j’étais trop bête dans ce temps là pour m’observer vraiment. Je ne me rendais pas compte que si je jugeais sévèrement les autres filles du bureau, je la jugeais aussi.

Du moins j’avais peur des « qu’en dira-t-on » si on me voyait me lier d’amitié avec cette femme beaucoup plus jeune que moi.

Car pour être jeune, elle l’était. J’avais beau me dire que ce mode de manifestations contre le système justement n’était que de passage. Mais, elle ne changeait pas. Chaque nouvelle journée nous donnait droit à une parade « dark » de tissus déchirés.

À penser à cette jeune femme aujourd’hui, je me dis que le plus « dark » s’étaient tous ceux qui la jugeaient, moi y compris.

Faire ses propres modes

Car elle, la vie, elle la voyait rose bonbon, vous savez. Ce n’est pas la forme des lunettes qu’on porte qui nous fait voir tout en noir ou qui assombri notre être… Ce sont nos mode de pensées et de jugement.

Que j’aimerais rencontrer à nouveau cette petite gothique! Comme j’aimerais lui offrir le thé ou une promenade durant une pause afin de discuter avec elle. Je suis certaine qu’elle m’apprendrait encore beaucoup de choses!

C’est donc à trente ans, enfin dans la trentaine, que j’ai commencé à me faire mes propres modes. J’ai des périodes où je m’amuse plus que d’autres. Voyez, de nos jours j’arbore les cheveux roses des bois et j’adore ça!

Et vous? Vous vous exprimez par vos vêtements et votre allure en général ou vous vous fondez dans la masse histoire qu’on ne rit pas de vous en masse?

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