Apprendre à devenir bien, c’est possible

Apprendre à devenir bien, c’est possible!

Si, tout comme moi, vous avez grandi dans une famille dite dysfonctionnelle, chaotique, vous devez certainement être très familier avec les non-dits et les silences.

Ce n’est pas un jugement, ce n’est qu’une simple constatation! Je n’ai aucun jugement envers ce modèle familial car j’y ai baigné toute mon enfance, toute mon adolescence et une partie de ma vie d’adulte.

Pas facile d’en parler et d’élaborer sur ce modèle car la honte qui émerge de ce terreau familial amène inévitablement à vivre le conflit de loyauté si on en parle, si on le nomme.   

Des dysfonctions qui malmènent

Pourtant ce sont des millions, pas des milliers, mais bien des millions de gens qui sont issus d’une famille où les dysfonctions étaient si importantes, qu’elles ont mené et géré l’état émotif de tous les membres d’une même famille sur plusieurs plans et sur plusieurs années, causant ainsi de multiples comportements chez les enfants que nous étions et qui sont devenus toxiques dans notre vie d’adulte. 

Chut! Je l’ai mentionné tantôt : « Il ne faut pas parler de ça, c’était hier, c’est du passé et on ne peut rien y faire, me direz-vous? ».

Je vous l’accorde, mais quand je réalise et je constate que, moi-même, j’ai dit à maintes reprises : « Je ne ferai pas comme mes parents » et que même si j’ai pensé que je faisais mieux, et ce, dans bien des domaines de ma vie, ne serait-ce que pour mon indépendance en tant que femme, sur le plan de la carrière et sur le plan financier, je vous affirme qu’au niveau relationnel, ce fut rempli de lacunes.

En fait, ce fut un échec total.

On copie même les comportements que nous ne souhaitons pas adopter

Pourquoi? Parce que l’être humain copie. Il copie ce qu’il voit et répète ce qu’il entend. Moi, pas mieux qu’une autre, j’ai longtemps refait et dit ce que j’avais vu et entendu auprès de mes parents et de mon entourage proche. 

Mais, bien sûr, parce que, professionnellement, ma vie était complètement à l’opposé de celle de ma mère et de mon père, j’ai longtemps cru que ma vie était totalement différente. 

Ce n’était toutefois qu’une illusion, du déni.  

Grandir dans un environnement où les émotions ne passent pas, quand nous ne pouvons pas dire ce que nous ressentons, ce que nous vivons intérieurement, la seule résultante pouvant en émerger avec le temps envers ce qui n’est pas dit et n’est pas accueilli, ce sont des maux.

Des maux de tous genres et un des maux très néfaste que j’ai développé fut celui d’être handicapée sur le plan relationnel, entachant ainsi toutes formes de communications saines. Je n’étais aucunement capable de tisser des liens profonds avec qui que ce soit. 

Un danger...

C’était une zone qui me faisait terriblement peur car, ayant vécu des blessures d’abandon, de rejet et de trahison, la stabilité, l’harmonie et les communications saines autant sur le plan amoureux que sur le plan de l’amitié et/ou professionnel, m’étaient impensables. 

En fait, je n’avais pas besoin de penser à cela, je n’en voulais pas car je ne savais pas comment entrer en relation avec les autres, mais pire, ce que j’avais appris dans la dysfonction était que de faire confiance aux autres représentait un danger.

Je suis donc devenue une professionnelle du syndrome des valises, soit celui de la fuite. Cela signifie qu’à chaque instant où quelque chose n’allait pas comme je le voulais dans une relation, je partais sans explication.  Que de souffrance sans que personne ne le sache!  

Le mécanisme de la fuite me laissait paraitre comme une jeune femme pleine d’assurance mais qui, intérieurement, était morte de peur. 

Devenir responsable

Dieu merci, j’ai connu un réel bas-fond affectif et émotionnel qui m’a amenée à me regarder dans un miroir et à faire le choix de vouloir me sortir de cette immense souffrance en commençant par devenir responsable de ce qu’était ma vie.  

Devenir responsable de ma vie a été, très certainement, la plus difficile décision à prendre de toute ma vie. Pourquoi? Parce que mon ego, qui était habitué à toujours blâmer les autres pour les désagréments qui survenaient dans ma vie, ne pouvait plus le faire. 

En devenant responsable, j’ai dû reconnaitre que j’étais l’auteure de tout ce qui arrivait dans ma vie et que je devais, par le fait même, assumer les conséquences, agréables ou non, de mes décisions. 

Le bonheur, c’est que lorsque j’ai pris la décision de me responsabiliser, ma vie a changé complètement de couleur, comme par magie. Tout est devenu plus léger, ce qui ne veut pas dire parfait. 

Toutefois, la beauté de la vie, ce fut de voir et d’assister à ma transformation réelle par mes prises de conscience et le changement de mon système de pensée. 

J’ai pu revisiter mes blessures émotionnelles, me pardonner et voir des résultats concrets se manifester dans ma vie, tels que celui de voir naître une vraie relation avec moi-même et les autres, sans avoir peur. 

Être capable de me dire et de risquer de le faire, en sachant que mon interlocuteur pourrait partir pour mille et une raisons et que ce ne serait pas la fin du monde, voilà une des belles guérisons que j’ai connue. 

Il est tout à notre honneur de vouloir apprendre à être bien, à se guérir intérieurement. 

Car, comme le dit si bien Lise Bourbeau :

« Tout ce qui s’appelle vie doit grandir. Pour l’être humain, cela signifie grandir intérieurement ».

Ensemble, vitaminons nos vies! Laissez vos commentaires/questions dans la boite ci-dessous!

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