5 erreurs qui nous empêchent de retrouver la forme suite à une blessure

5 erreurs qui nous empêchent de retrouver la forme suite à une blessure
Que vous soyez une passionnée de sport, une coureuse du dimanche ou même une sédentaire endurcie, recommencer la routine d’entraînement après une longue période de repos, c’est exigeant !

Je déteste la sensation de brûlure dans mes jambes, mes pieds et mes hanches dès les premiers kilomètres de course.

Encore pire, le réchauffement du cours d’aérobie où je suis déjà toute suante et dégoulinante. En même temps si je ne le fais pas, je me sens gonflée et plus serrée dans mes vêtements.

Mon niveau d’énergie sera nul et je ne serai plus efficace du tout dans ma routine quotidienne. Donc, si je compare ces désagréments, j'arrive toujours à la même conclusion: je dois reprendre l’exercice.

Les blessures sont, pour beaucoup, le facteur qui nous limite dans le maintien d'un mode de vie actif. Pourtant, c'est ce qui devrait, au contraire, nous motiver à poursuivre.

Voici une situation typique: je ne sais plus trop vers où me diriger. Quand je me suis arrêtée en octobre dernier, je m’étais blessée au genou. Un mauvais mouvement qui m’a menée à quelques semaines d’enflure et de mauvais sommeil.

Je me suis donc résolue à reprendre l’entraînement dès que mes douleurs s’atténueraient. Ce qui ne s’est pas produit puisque la folie de Noël m’a emporté.

À mon retour des fêtes comme il n’y avait plus de douleur, j’ai repris mon entraînement mais graduellement les douleurs ont reprises. Que dois-je faire? Comment puis-je reprendre ma routine quotidienne ?

Voici les 5 erreurs qui nous empêchent de retrouver la forme et de nous guérir complètement.

Banaliser l’intensité de notre blessure

Le corps à la capacité formidable de se réparer et de restructurer les tissus. Que ce soit un muscle, un os, un tendon, un ligament et même un nerf, jusqu’à un certain niveau, le corps travaillera sans relâche pour retrouver son état fonctionnel.

Il y a cependant plusieurs facteurs qui vont accélérer ou diminuer le temps de guérison.

J’utilise très souvent l’exemple d’une coupure afin de mieux comprendre ce phénomène.  Imaginez-vous une coupure sur le bout du doigt par un bout de papier tranchant. La douleur est assez grande sur le moment.

On ressentira pour le reste de la journée une douleur à chaque fois qu’on utilisera le doigt. La peau se cicatrisera dans les 24 à 48 heures suivantes et ce sera ni vu ni connu les jours suivants.

Par contre, si l’on pense à une blessure plus profonde comme marcher sur un clou ou une brûlure au 3e degré. Non seulement vous ressentirez de la douleur, de la rougeur et de l’enflure plus longtemps, mais la peau, les muscles et peut-être d’autres tissus seront affectés.

Vous en aurez pour beaucoup plus d’une semaine pour réutiliser normalement votre main et parfois une cicatrice restera marquée.

Ce concept est applicable à tout type de blessures mécaniques, une entorse de la cheville, une tendinite, une entorse lombaire ou un claquage musculaire.

Le degré = le temps

Le degré de votre blessure déterminera combien de temps vous aurez des symptômes, quelle résistance vos tissus pourront supporter et à quelle intensité votre entraînement se devra d’être.

Le plus grand problème n’est pas de se blesser, mais bien de ne pas avoir de guérison complète et d’entretenir une blessure sur une longue période.

Si votre blessure persiste plus de 3 jours, si vos douleurs vous empêchent de dormir correctement ou qu’elle vous limite dans vos mouvements, vous avez probablement subi une blessure d’intensité plus profonde.

Recommencer trop tôt

Votre corps possède 3 stades de guérison, et chacune de ses phases a un rôle bien important.

La première est la phase inflammatoire! Cette fameuse inflammation… Qui n’a pas déjà entendu et même répété ce terme sans même avoir idée de ce qu’elle signifiait ?

L’inflammation n’a pas seulement que des effets négatifs. Son rôle premier est d’assurer la réparation d’une blessure en dirigeant toutes les cellules de réparation à l’endroit spécifique où il y a eu blessure.

Si l’inflammation n’existait pas, votre corps n’aurait pas la capacité de se réparer. Bien entendu, elle arrive avec son lot de symptômes comme le gonflement des tissus, la douleur et la rougeur, mais naturellement elle s’atténuera dans les 3 premiers jours suivant votre blessure.

Ce qu’on désire, c’est maintenir l’inflammation suffisamment présente pour qu’elle accomplisse son bon travail, mais on ne veut pas qu’elle s’emballe et qu’elle devienne trop importante.

Alors, c’est là où vos gestes au quotidien auront beaucoup d'importance.  Appliquer dix minutes de glace à multiples répétitions dans la journée, faire des légers massages sur la peau, bouger très délicatement les zones endolories, puis finalement se reposer.

Toutes ces actions vous permettront de contrôler l’inflammation. Au contraire, l’activité physique, la chaleur d’un bain chaud, d’un spa, l’alimentation grasse et très sucrée, mais également le stress sont tous des facteurs qui stimuleront ce niveau d’inflammation.

Avoir peur de bouger après une blessure

Un concept que je perçois chez la majorité des gens qui ont subi une blessure, c’est la crainte de bouger. Et au contraire, une des pires choses que l’on peut imposer à notre blessure c’est de rester immobile, sans mouvement.

Ici, je ne parle pas d’entraînement ou de mise en charge, mais je parle de mouvements légers. Pour que les tissus se réparent, il doit y avoir du mouvement.

Cela stimule la vascularisation des tissus, réduit les informations douloureuses qui sont transmises de vos nerfs jusqu’au cerveau et limite les contractions musculaires qui s’installeront.

À moins d’une fracture ou d’une déchirure complète d’un de vos ligaments, dès la première journée de la blessure, il devrait y avoir des mouvements légers de vos articulations.

Enlever nos mécanismes de protection

Bien souvent, je constate que ce n’est pas le retour à l’activité qui recrée la blessure, c’est le manque de guérison complète. Peut-être parce qu’on se laisse guider par notre douleur et seulement la douleur.

Qu’en est-il des autres indices plus objectifs comme notre souplesse, notre force, et notre équilibre? Ce sont tous des signes directs de l’état de notre blessure.

Lorsque l’on modifie les informations douloureuses en prenant des antidouleurs ou bien en ayant un massage qui diminue les tensions musculaires, on joue un tour à notre cerveau. On diminue le cri d’alarme du corps, mais la guérison des tissus n’est pas complète.

Et que se passe-t-il si l’on recommence l’entraînement? On réactive la blessure de plus belle et on retourne à la case arrière.

Penser que le même problème se reproduira à chaque fois

Pour ce qui est de la douleur, notre cerveau enregistre très rapidement l’information. Vous avez fait une mauvaise chute sur la glace, peut-être limiterez-vous les sorties extérieures pour vos entraînements.

Après mon entraînement, je ressens un terrible mal de dos, alors je n’en fais plus pour les prochaines semaines.

L’entraînement est un apprentissage. Plus on en fait, plus on apprend à reconnaître les signes d’une blessure, plus on devient agile et sécuritaire, mais surtout plus on apprend à aimer cela.

N’ayez pas peur de demander des conseils à un professionnel, de vous informer et de lire sur l’activité qui vous intéresse. C’est en tombant que vous apprendrez et c'est en vous relevant que vous deviendrez plus à l’écoute de votre corps.

Que vous soyez motivé ou non, le retour à l’entraînement est difficile. Il est toutefois essentiel à notre quotidien si l’on veut maintenir notre santé.

C’est à l’intérieur de chacune de nos actions au quotidien que l’on met en place une routine efficace qui nous permettra non seulement d’atteindre nos objectifs, d’améliorer notre confiance envers notre santé et surtout de nous propulser vers des défis de plus grande taille.

Alors, si vous n’avez toujours pas recommencé, qu'attendez-vous pour commencer à bouger?

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