Ma gratitude envers la colère !

Ma gratitude envers la colère
Elle est souvent considérée comme le mouton noir de nos émotions. On lui a même collé pendant des centaines d’année une étiquette de « péché capital ». Elle est souvent associée à des explosions, un manque de contrôle, de l’agressivité et même de la violence.

La colère, comme toutes les autres émotions, joue un rôle important pour nous informer des obstacles à notre bonheur et satisfaction.

On la ressent à l’égard de ce qu’on détermine, à tort ou à raison, comme étant « responsable » de notre malheur.

On éprouve donc de la colère envers le soi-disant « l’obstacle » qui, selon nous, nous empêche de nous sentir satisfait et de rétablir l’harmonie à l’intérieur de nous.

À la défense de la colère !

Et je peux vous dire aujourd’hui, qu’à cette époque, je blâmais mon état et comment je me sentais, sur tout ce qui était devant moi ou autour de moi. Aussi sur tout ce qui m’arrivait ou ne m’arrivait pas et tout ce qu’on me disait ou ne me disait pas, etc.

J’ai remarqué que ma colère surgissait lorsque je ressentais que mon équilibre était menacé ou brisé dans un des aspects de ma vie.

J’ai aussi réalisé que ma colère était porteuse de message, soit qu’un besoin était insatisfait, que je bafouais mes valeurs sacrées,  que j’achètais l’amour ou la paix, que j’étais à la recherche d’approbation ou de reconnaissance ou que j’étais dans une position d’attente.

Vous savez, on dit souvent : ne tuez pas le messager (Don’t kill the messenger) et c’est pourtant ce qu’on fait face à cette émotion.

Le non-dit !

Je ne sais pas pour vous mais moi, j’ai grandi dans un environnement où le non-dit était priorisé plutôt que l’expression de soi.

Exprimer sa colère était interdit et même la ressentir n’était pas permis. Ne sachant pas trop quoi faire avec, mes parents me culpabilisaient et j’éprouvais de la honte non seulement d’avoir envie de la dire mais aussi de simplement la ressentir.

Je me suis donc adaptée par instinct de survie et il était beaucoup plus confortable pour moi de vivre la honte que la colère.

J’ai donc appris et je suis devenue une experte en refoulement de la colère. J’utilisais plein d’autres termes comme le stress, l’impatience, l’anxiété, la nervosité, etc.

Cependant, même en voulant la refouler ou la renommer, elle trouvait quand même le moyen de se manifester.

Elle se manifestait en impatience, agitation, ennui, irritabilité, sarcasme, condescendance, dévalorisation, dramatisation, victimite et j’en passe.  Tout ça dans l’ordre ou dans le désordre !

Impuissance !

La colère n’est pas un signe d’impuissance même si souvent, c’est comme ça qu’on se sent.

Au contraire, elle représente le message d’une lutte avec soi, d’une résistance à ce qui est devant soi et de l’affirmation de soi en tant qu’être humain qui revendique son individualité.

Avec cette émotion, nous avons l’opportunité de nous questionner, d’exprimer nos besoins,  d’affirmer nos valeurs, de rétablir notre harmonie intérieure et de nous défendre, si besoin est.

Une émotion saine et essentielle !

Pour débuter, j’ai dû apprendre à faire la distinction entre la colère saine (émotion de base), la colère refoulée (explosion ou implosion) et la violence.

Il est certain que j’ai eu recours à différentes ressources extérieures pour aller chercher l’aide nécessaire. Il reste que j’avais tout de même 30 ans d’accumulation !

J’ai dû enlever beaucoup de mauvaises herbes que j’avais laissé aller dans mon jardin.  🙂

Actuellement, mise à jour, je suis convaincue que la colère est saine et essentielle.

J’ai longtemps cru que ma colère était LE problème. Depuis plusieurs années, je ne crois vraiment pas que le problème soit là.

Je crois plutôt qu’il est préférable d’accueillir nos émotions. Puis, on peut prendre le temps de décoder les messages qu’elles nous envoient pour notre croissance.

Par la suite, on peut élever son niveau de responsabilité pour exprimer nos besoins et nos sentiments adéquatement. C’est là qu’est notre transformation pour être la meilleure version de nous-même.

Je vous écris, aujourd’hui, avec un léger, un sourire aux lèvres, dans un état absolu d’amour et de gratitude face à la colère. C’est ce qui m’a aussi amené à écrire mon livre La colère m’a sauvé la vie – Cessez de la refouler et faites-en votre alliée.

Cette messagère qui a su, par sa ténacité et son désir me faire comprendre ses messages. Elle m’a amené au point de bascule et à ma transformation vers un mieux-être que je n’aurais jamais pu imaginer.

C’est pourquoi je me suis donnée comme mission de lui redonner ses lettres de noblesse.

Et elle continue encore de me ramener à l’ordre quand le risque de dérapage est apparent.  Je la remercie sincèrement car elle est la gardienne du respect de moi-même.

Et vous, est-ce que votre colère vous envoie des messages ?

Céline Legault

Céline, auteure, chroniqueuse, conférencière, coach professionnelle certifiée et spécialiste de la colère. Son livre La Colère m’a sauvé la vie – Cessez de la refouler et faites-en votre alliée a été très bien reçu en plus de bénéficier d’une grande couverture médiatique. Avec son sens de l’humour, sa façon colorée et sa facilité à dédramatiser, elle vitamine nos vies par son expertise dans le plaisir et la spiritualité tout en autorisant l’authenticité et la liberté d’être pour chacun.

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