Faites-vous de la fuite présentement ?

Êtes-vous en fuite présentement?
Lorsque vous fuyez vos problèmes, cela fonctionne. Initialement. Nous ne possédons pas la patience ou la perspective nécessaire pour arriver à trouver des solutions, alors nous prenons plutôt la voie facile. Puis, nous fuyons. Et pour un temps, cela semble aussi simple que cela.

Lorsqu’on fait de la fuite face à nos problèmes, on peut nourrir l’illusion que tout va bien. Parce que nous pouvons ignorer toutes les parties qui ne nous plaisent pas particulièrement.

Une erreur au travail? Pas de problème. L’échec d’une relation significative? Aucun souci. Vous êtes insatisfait ou vous ressentez un vide intérieur? Ce n’est pas si grave. Les problèmes n’existent pas lorsqu’on est en fuite, n’est-ce pas?

À l’abri des regards, loin du cœur, et pendant un moment, vous pouvez vous reposer sur l’absence d’émotions ou de ressentis. Dans la fuite, on trouve de nouvelles choses sur lesquelles se concentrer. Et on peut finalement se convaincre que tout est ok.

Je suis habitué à bouger. Dans mon passé, pour moi, ne pas bouger, c’était de ressentir la douleur. La douleur de voir à quel point je me croyais sans valeur.

Pendant de nombreuses années, j’étais une vraie toupie, incapable de ne pas bouger, de m’arrêter pour être.

En réalité, je m’étais fabriqué une facade pour éviter de prouver au monde extérieur que la façon dont je me voyais était ma véritable nature.

Toujours la même conclusion

Mon pire cauchemar était que les autres me montreraient, à travers ce qu’ils disaient ou pas, ou ce qu’ils faisaient ou pas, qu’ils me trouvaient aussi nulle que je le pensais. Et ce, même si je faisais semblant d’être forte et au-dessus de mes affaires.

Sincèrement, j’étais incapable d’être dans l’intimité de ma propre compagnie que je redoutais. Mes meilleurs amis, les soirées jusqu’à l’aube à tous les week-ends étaient les pilules magiques sur lesquelles je pouvais compter pour m’engourdir.

Je n’avais ni la tolérance ni la force de me faire face. J’avoue que j’ai souvent choisi la voie facile. J’oubliais que je ne pourrais jamais m’éloigner assez loin de moi pour échapper à ce qui n’était pas résolu en moi.

Mes fuites me fournissaient un répit de l’agonie constante de ma voix intérieure. Celle qui ne cessait de me dire : Qu’est-ce qui ne va pas chez moi? Pourquoi je me déteste autant? Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter cela?

Et j’arrivais toujours à la même conclusion : « Je ne veux juste plus ressentir ».

Trop longtemps non détecté

Le fouillis émotionnel non résolu s’infiltre dans toutes les facettes de nos vies, assez discrètement pour rester trop longtemps non détecté.

C’est l’hésitation profonde dans nos trippes qui rechigne lorsqu’une opportunité de croissance se présente. Le doute de soi qui s’infiltre lorsque la vie nous met au défi. La peine qu’on ressent lorsqu’on essaie d’écrire un nouveau chapitre sans vouloir finir l’ancien.

Un jour, j’ai commencé à réaliser que quelque part au milieu, entre ne pas bouger et bouger trop vite, il y avait tout un monde de possibilités.  Et j’ai commencé à avoir l’espoir que le bonheur était aussi à ma portée.

J’ai essayé un tas de choses. Certaines étaient trop bizarres. Cela reflétait mon esprit, qui balançait comme le pendule d’une horloge grand-père d’un extrême à l’autre, tentant d’arriver à un équilibre.

Mais je n’ai pas abandonné. Il n’était pas question cette fois-ci de lâcher. Lentement, ce qui me fût révélée était la beauté. Quel concept étrange puisque je n’avais jamais connu et ressenti la beauté auparavant.

Paradoxalement, l’endroit où j’ai trouvé la joie, le bonheur et la satisfaction qui me manquaient dans ma vie était au même endroit que ce que j’essayais de fuir toute ma vie.

La reconnexion

Lorsque je me suis reconnectée aux parties de moi que j’avais perdues, j’avais l’impression de rentrer chez moi. J’ai appris que l’amour de soi, c’est comme de revenir à la maison. La relation avec moi que j’avais tant cherché à détruire s’est avérée être exactement ce qui, à la fin, me sauverait la vie.

Ce que je réalise maintenant, c’est que nous pouvons être tellement dépassés par nos imperfections que nous ne voyons aucune beauté et bonté en nous.

De cette façon, nous pouvons perdre la connexion à nous-mêmes en pensant que nous sommes imparfaits au-delà de la rédemption. Mais cela ne nous sépare que de la source même de la joie, de la beauté et de l’amour.

Je rencontre tant de gens accro aux fuites, croyant que c’est là qu’ils peuvent trouver ce qu’il leur manque. Cela ne fait que nourrir leur profonde insécurité intérieure et crée plus de distance par rapport à eux-mêmes. Ce qui est la véritable source de joie de vivre.

Je vois tellement de gens, comme je l’ai déjà fait, choisir de s’engourdir et de ne pas être présents dans leur quotidien. Beaucoup d’autres qui ne peuvent pas s’arrêter de courir d’un endroit à l’autre, pensant que leur soi-disant problème disparaîtra.

Choisir d’être éveillé et présent

Vous ne trouverez pas le bonheur et la liberté d’être en dormant ou en fuyant, mais bien en choisissant d’être éveillé et présent assez longtemps pour que les portes vers vous s’ouvrent et que la magie s’opère.

Lorsque nous sommes en fuite, en vérité, nous finissons par nous fuir et se déconnecter. Nous oublions la personne que nous pourrions être si nous restions à cet endroit, vivions l’expérience, acceptions les défis et les relevions. Nous perdons le sentiment de fierté que nous aurions à persévérer.

Le fait de vivre en pleine conscience, avec l’attitude d’accueillir pleinement la vie vous aidera à ne pas vous sentir coincé par la souffrance et à guérir vos blessures.

Prenez le temps de vivre et vous pourrez goûter la riche palette de sensations dans chacune de vos expériences de vie. Lorsque vous devenez vulnérable, vous ressentirez nécessairement des émotions. Restez fidèle à ce que vous ressentez.

Vous avez l’opportunité de cultiver un état d’esprit de renouvellement de soi. Je découvre toujours de plus en plus de beauté et de bonté en moi, et chaque découverte m’apporte encore plus de joie, de bonheur et de liberté.

Rappelez-vous qu’il y a une version de vous qui est vraie, fiable, passionnée et forte.

Et vous, est-ce que vous êtes dans la fuite présentement? Êtes-vous prêt à ouvrir la porte vers vous?

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Ensemble, vitaminons nos vies ! Laissez vos commentaires/questions dans la boite ci-dessous !

Céline Legault

Céline, auteure, chroniqueuse, conférencière, coach professionnelle certifiée et spécialiste de la colère. Son livre La Colère m’a sauvé la vie – Cessez de la refouler et faites-en votre alliée a été très bien reçu en plus de bénéficier d’une grande couverture médiatique. Avec son sens de l’humour, sa façon colorée et sa facilité à dédramatiser, elle vitamine nos vies par son expertise dans le plaisir et la spiritualité tout en autorisant l’authenticité et la liberté d’être pour chacun.

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Audrey Veillette
Invité

Ma porte est grande ouverte aujourd’hui ! Mais Il arrive parfois qu’elle ce referme à moitié ou que même il reste juste une petite craque …ou encore pire …. que je claque la porte … mais après un certain temps je fini par la réouvrir en me souvenant que c’est tellement mieux quand l’air circule merci Céline !

Liliya Reshetnyak
Membre

Génial 🙂 Comment ça me parle !!!