L’amour au temps de la ménopause

L'amour au temps de la ménopause
Les relations amoureuses peuvent nous propulser vers l’avant et nous donner des ailes. Elles peuvent aussi nous plomber les ailes et nous amener dans une vertigineuse chute libre.

Adolescente, je me souviens d’avoir joué en effeuillant la marguerite: « Il m’aime, il ne m’aime pas ».

Ce jeu se fait maintenant en surveillant les messages textes, les courriels et autres possibilités que la vie moderne met à notre disposition. Ne pas recevoir le message au moment précis où nous l’espérions équivaut à « il ne m’aime pas » et peut déclencher une suite de scénarios catastrophiques.

Peu importe l’âge, vivre une relation amoureuse heureuse comporte sa part de défi.

Mais, pour les femmes qui ont à traverser en plus les changements hormonaux de la ménopause avec toutes les perturbations de l’humeur, les remises en question, l’adaptation à une image corporelle différente, les défis au niveau de la sexualité, cet objectif peut soudain sembler irréalisable.

L’envie de changer de vie, d’aller voir ailleurs, de recréer un espace pour soi peut devenir irrésistible même après un vécu de plusieurs années avec la même personne.

Souvent, les premiers signes que la relation bat de l’aile passent inaperçus. La distance émotionnelle s’installe et le couple s’éloigne.

Signes permettant de reconnaître un épuisement relationnel : 

  • éviter de passer du temps avec l’autre
  • intolérance marquée, se mettre plus facilement en colère
  • ne plus avoir de projets communs
  • ne plus admirer l’autre
  • baisse du désir et donc moins de sexualité ou moins de sexualité satisfaisante
  • ne plus rire ou jouer ensemble
  • critiquer, chialer, faire sentir au partenaire qu’il n’est pas à la hauteur, ne fait pas ce qu’il devrait faire
  • pour les hommes : ne plus voir de solution possible pour répondre aux besoins de leur conjointe, impression d’être devant un mur, impuissant à la satisfaire
  • augmentation des conflits en fréquence et en intensité
  • rarement ou jamais de vraies résolutions des conflits
  • infidélité ou attirance plus marquée envers une autre personne

L’envie de tout mettre sur le dos de la ménopause peut effleurer votre esprit. Effectivement, nous sommes moins tolérantes qu’auparavant car la baisse de la progestérone nous rend plus facilement irritables.

Nous avons la responsabilité de comprendre ce que cette irritabilité veut nous dire. Le piège est de ne voir que les défauts chez l’autre sans avoir pris le temps de regarder à l’intérieur de nous pour identifier ce qui nous manque pour être heureuse.

Saviez-vous que selon les statistiques, les femmes initient les divorces dans la majorité des cas ?

Ce qui fait la différence…

Si le jardin relationnel n’a pas été cultivé et enrichi au cours de la relation, la terre sera épuisée et le couple aura de la difficulté à rétablir la connexion et l’intimité relationnelle.

Que vous soyez en questionnement ou dans la spirale de trouver un partenaire nouveau, mieux se connaître est un atout majeur.

Parmi les éléments à prendre en considération, je vous partage ce qui m’a le plus aidée: les différents styles d’attachement et les différences entre le cerveau des hommes et des femmes.

Selon que nous sommes du style confiant, anxieux ou évitant, nous aurons des réactions et comportements très différents.

L’évolution humaine nous a forgé pour la survie. Il va sans dire que les hommes et les femmes ont développé des habiletés et des façons de penser différentes pour répondre aux besoins spécifiques de l’évolution et de la survie de l’humanité.

Nous perdons de vue l’importance et l’utilité de ces différences. Nous sommes tentées de vouloir que l’autre pense et agisse comme nous. La curiosité de connaître l’intention derrière l’action permet d’en tenir compte afin d’ajuster notre réaction.

Pistes à suivre pour solidifier la relation:

  • Apprendre à communiquer : dire les besoins, faire des demandes précises et claires
  • Apprendre à recevoir – défi majeur pour plusieurs femmes
  • Non, nous n’avons pas à deviner l’autre ou attendre qu’il devine nos besoins. La boule de cristal est une activité hasardeuse dans un couple
  • Oser prendre du temps pour soi, se faire plaisir
  • S’ouvrir à comprendre l’autre dans ses différences au lieu de vouloir qu’il soit comme nous
  • Réapprendre à connaître l’autre car nous évoluons constamment
  • S’ouvrir à changer les perceptions cristallisées que nous avons sur l’autre
  • Pratiquer l’accueil et l’ouverture : Développer de l’écoute empathique: absence de jugement, reconnaître l’émotion de l’autre, s’intéresser à l’intention derrière l’action
  • Assumer sa part de responsabilité dans les difficultés relationnelles
  • Laisser l’autre respirer, donner de l’oxygène à la relation, laisser une distance, s’ouvrir à des intérêts nouveaux 
  • Se pardonner et pardonner à l’autre

Il est donc important de ne pas juger mais plutôt de comprendre, de s’ouvrir au lieu de se refermer et de reconnaître les signes pour évaluer si la relation doit vraiment se terminer.

Sachez que la fin d’une relation dans la cinquantaine ou la soixantaine, ne signifie pas la fin de toute vie amoureuse. Au contraire, cette expérience peut ouvrir sur un tout nouveau territoire à explorer.

Est-ce que vous reconnaissez des signes d’épuisement relationnel ? Et quelles pistes allez-vous suivre pour solidifier votre relation ?

Laissez-moi vos commentaires ou questions dans la boite ci-dessous !

Rita Payeur

Rita Payeur, fondatrice de Maturessence et travailleuse sociale, guide les femmes à vivre l’étape de la ménopause comme une phase naturelle de transformation. Elle a navigué à travers les défis de la ménopause. Pour elle, la transformation de la chenille en papillon est une métaphore riche d’enseignements qu’elle a adaptée pour guider les femmes à traverser les étapes physique, émotionnelle et spirituelle de cette transformation afin qu’elles puissent réclamer la meilleure part de leur vie.
Visitez son site au : www.maturessence.com

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